FOU D'ELLES
"Femmes... Je vous aime
Je n'en connais pas de faciles
Je n'en connais que de fragiles"
Julien Clerc

La "Demoiselle" d'Alberto Santos-Dumont
"Il y a des femmes qui vous
rendraient heureux si on les laissait faire !"
Grégoire Lacroix
"Prenez le temps comme il vient, le vent comme il souffle, la femme comme elle
est."
Alfred de Musset
"Trois choses rafraîchissent le cœur et délivrent du chagrin : l'eau, les fleurs, la beauté féminine."
Proverbe sanskrit
"Dieu voulut résumer les charmes de
la femme
En un seul, mais qui fût le plus essentiel
Et mit dans son regard tout l'infini du ciel."
F. Coppée
Les passantes
Je veux dédier ce poème

À toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets,
À celles qu'on connaît à peine,
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais.
À celle qu'on voit apparaître
Une seconde, à la fenêtre,
Et qui, preste, s'évanouit,
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui.
À la compagne de voyage
Dont les yeux, charmante paysage,
Font paraître court le chemin;
Qu'on est seul peut-être à comprendre,
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré la main.
À celle qui sont déjà prises,
Et qui vivant des heures grises
Près d'un être trop différent,
Vous ont, inutile folie,

Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant.
Chères images aperçues,
Espérances d'un jour déçues,
Vous serez dans l'oubli demain;
Pour peu que le bonheur survienne,
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin.
Mais si l'on a manqué sa vie,
On songe, avec un peu d'envie
À tous ces bonheurs entrevus,
Aux coeurs qui doivent vous attendre,
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre,
Aux yeux qu'on n'a jamais revus.
Alors, aux soirs de lassitude,
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir,
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir.
Antoine Pol - Georges Brassens
1960/1962
Dali - Femme - 1960 Jambes de femmes
Femme nue, femme noire
Femme nue, femme noire
Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au coeur de l'été et de midi,
Je te découvre, terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle
Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique
ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du vent d'est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'aimée
Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs
des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.
Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire
A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes
yeux.
Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'éternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de
la vie.
Femme nue, femme noire.
Léopold Sédar Senghor

Flamenco Femme d'Afrique
Je vous dédie ces quelques poèmes que j'ai tiré de mes trois recueils de poésie
en kabyle traduits en français.
Ahcene Mariche
Femme
Pour moi, femme est une pierre précieuse
Dont la valeur est éternelle
On a beau couvrir son corps de soie hideuse
Ou l’enrouler dans une poussière telle
Qu’une fois nettoyée et vue à la veilleuse
Elle vous paraît à nouveau encore plus belle
Le passé ne m’intéresse guère
Nous avons tous notre histoire
Celui-ci, des mauvais jours a souffert
Celui-là, se lamente et rime sans vouloir
Tel jouit des chemins tracés avec repères
Tel autre, la vie semble être une pente, vas y croire
Innocents à la naissance, tels des feuilles blanches
Que de pages, à présent, sont remplies d’écritures,
Les mois et les ans se succèdent comme des avalanches
Entraînant dans leur sillage tant d’aventures,
Tandis que l’homme est indifférent, tel une roche,
En bien ou en mal, il en a cure
Hier, chacun où il était, à continuer d’exister
Loin et éloigné du vœu de son cœur
Tel est le caprice du temps, en cette heure
Une cognée retrouvant sa manche et son bonheur
En moi rien du tout n’y a changé
Ainsi j’aime son affilé.
Ils m’ont critiqué ceux qui me jalousaient
Me disant que peut-il te plaire en elle?
Ce que tu as ramené est une souillure
Que les fleuves ne peuvent rendre pure !
Si un jour je peux leur prêter mes yeux sûrs
Ils vont en jouir et aimer jusqu’à son murmure
Son pas avait glissé et le mien aussi, que tant de torture !
Ne dites pas que vous n’avez pas fauté, dites je jure
Que ce soit involontaire ou non, ne soyez pas si sûr !
Chacun ce qui lui est arrivé de si dur
Inutile de regretter le passé et le ressasser toujours
Trop tard, c’est notre histoire foisonnée de blessures
Ce qui reste à faire à présent
Désormais, il est vrai et grand temps
Chacun voyant le destin l’y attendant
Et le chemin y menant connaissant
Inutile de meurtrir l’autre et le blessant
De l’obscurité, il faut s’en sortir, maintenant
Pour nous, une nouvelle aube est née avec le soleil levant.
Ahcene Mariche
Une rétrospective des uniformes de navigantes au Bourget: l’Air Fashion Show
Femme
Vous qui savez si bien m’écouter… me comprendre
Je vous vois douce et belle
Tel un ange déployant ses ailes
Si vous saviez comme j’ai besoin de vous
Vous, qui parfois par un seul regard, un geste, un parfum
Troublez l’homme que je suis
Pour rester près de vous
Pour l’éternité...
Fou d’ailes.

